Maîtriser les droits des personnes

La protection pénale des données personnelles

La loi informatique et libertés a prévu des sanctions pénales en cas de non respect de ses dispositions ; les infractions ont été insérées au Code pénal.

La loi est sévère, elle punit de cinq ans d'emprisonnement et de 300 000 € d'amende le non respect des différentes formalités préalables à la mise en œuvre des traitements de données à caractère personnel, et le non respect des règles posées (article 51 de la loi).

L'article 226-16 du code pénal punit le fait, y compris par négligence, de procéder ou de faire procéder à des traitements de données à caractère personnel sans qu'aient été respectées les formalités préalables à leur mise en œuvre prévues par la loi ou l'une des mesures prévues au 2° du I de l'article 45 de la loi.

L'article 226-17 sanctionne le fait de procéder ou de faire procéder à un traitement de données à caractère personnel sans mettre en œuvre les mesures prescrites à l'article 34 de la loi ou encore pour un fournisseur de services de communications électroniques de ne pas procéder à la notification d'une violation de données à caractère personnel à la CNIL[1] ou à l'intéressé, en méconnaissance des dispositions du II de l'article 34 bis de la loi n° 78-17 du 6 janvier 1978 (Art. 226-17-1).

L'article 226-18 réprime le fait de collecter des données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite ; et l'article 226-18-1 le fait de procéder à un traitement de données à caractère personnel concernant une personne physique malgré son opposition, lorsque ce traitement répond à des fins de prospection, notamment commerciale, ou lorsque cette opposition est fondée sur des motifs légitimes.

L'article 226-19 sanctionne encore le fait, hors les cas prévus par la loi, de mettre ou de conserver en mémoire informatisée, sans le consentement exprès de l'intéressé, des données à caractère personnel qui, directement ou indirectement, font apparaître les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses, ou les appartenances syndicales des personnes, ou qui sont relatives à la santé ou à l'orientation sexuelle de celles-ci, ou de mettre ou de conserver en mémoire informatisée des données à caractère personnel concernant des infractions, des condamnations ou des mesures de sûreté.

  1. CNIL : Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés

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