A 43 ans, Alizé du Rocher, princesse d’une principauté d’opérette, ne parvient pas à avoir d’enfant avec son mari, le Comte de Bad-Grolander, de dix ans son aîné. Elle demande en France, pays réputé pour ses Centres de traitement de la stérilité et ses maternités (Angelina Jolie n’accouche-t-elle pas à Nice ?), une assistance médicale à la procréation (AMP) avec tiers donneur. Elle ne souhaite pas que sa famille soit au courant de cette entorse à la loi généalogique. Malheureusement, les médecins lui refusent l’accès à l’AMP en raison de son « grand âge ». Elle tombe finalement enceinte d’une aventure sans lendemain (un irrésistible moniteur d’aquagym) mais le bébé est atteint d’une malformation (il manque deux doigts dont l’annulaire qui devrait un jour porter l’anneau du Rocher !). Elle demande une interruption de grossesse. La malchance frappant à nouveau, elle se fait filmer par une caméra de vidéosurveillance en sortant de la clinique et un paparazzi la photographie. Le lendemain, le magazine « Voili-Voilà » titre, avec photos, « Alizé alitée pour avorter ». Sans prendre le temps de se maquiller, elle vient (en Jaguar…) vous consulter. Vous prêtez donc beaucoup d’attention à ses quatre questions.