Rq.Nb : La prévention et les sanctions sont les mêmes qu’en matière de harcèlement moral, nous y renvoyons.
Il faut toutefois ajouter, suite à tout signalement d'un harcèlement quel qu'il soit ou d'un comportement sexiste, l'obligation pour l'employeur de mener une enquête interne.
La Cour de cassation rappelle que la valeur probante de l'enquête interne dépend de son caractère complet, objectif et fiable. Si elle n'est ni exhaustive ni corroborée par d'autres éléments, le doute profite au salarié (Cass. soc., 18 juin 2025, n°
23-19.022). Il importe donc de conduire ces enquêtes avec transparence et rigueur.
Rq.A savoir :
Le salarié est également titulaire d’un
droit à la formation.
A cet égard, il faut rappeler que
l’employeur est tenu d’une obligation d’adaptation et d’employabilité en vertu de laquelle il doit veiller au maintien de leur capacité à occuper un emploi au regard notamment de l’évolution des emplois, des technologies et des organisations (art.
L. 6321-1 du C. trav.).
Une formation pour permettre une reconversion professionnelle ne suffit pas (Cass. soc., 20 septembre 2017, n°
16-10.567) pas plus que le fait d’occuper successivement différents postes même s’ils permettent d’acquérir et de développer diverses compétences (Cass. soc., 12 avril 2012, n°
11-12.847). Ne satisfait pas non plus à son obligation, l’employeur qui n’a offert qu’une formation en 26 ans de présence du salarié dans l’entreprise (Cass. soc., 24 juin 2015, n°
13-28.784) ou celui qui n’a proposé que deux formations sur 8 ans (Cass. soc., 5 octobre 2016, n°
15-13.594).
L’accès des salariés à des actions de formations professionnelle peut être assurée dans le cadre d’un plan de développement des compétences et tout salarié doit bénéficier d’un
entretien professionnel tous les 2 ans, entretien consacré non pas à l’évaluation du salarié mais bien à ses perspectives d’évaluation professionnelle notamment en termes de qualifications et d’emploi (art.
L. 6315-1 du C. trav.).
Par ailleurs, le salarié dispose d’un
compte personnel de formation (CPF), composante du compter personnel d’activité (CPA), permettant d’acquérir des droits à la formation utilisables tout au long de la vie professionnelle (art.
L. 6111-1 et s. du C. trav.). Le CPF est alimenté en euros. Chaque salarié bénéficie, indépendamment de son statut et dès son entrée dans le marché du travail, d’un espace personnel sécurisé sur un site dédié (moncompteformation.gouv.fr) lui permettant de consulter ses droits, de chercher et choisir une formation en réservant et en payant avec les droits à la formation (500 euros par an, avec un plafond de 5000 euros). L’employeur peut aussi alimenter le compte (art.
L. 6323-1 et s. du C. trav.). Modalité particulière de mobilisation du CPF, le
projet de transition professionnel permet à un salarié de financer une action de formation certifiante en lien avec un projet de changement de métier ou de profession (art.
L. 6323-17-1 et s. du C. trav.).
Autre droit individuel du salarié, la
validation des acquis de l’expérience (VAE) permet à toute personne engagée dans la vie active de faire valider les acquis de son expérience, notamment professionnelle ou liée à l’exercice de responsabilités syndicales, pour obtenir une certification professionnelle enregistrée au RNCP (art.
L. 6421-1 et s. du C. trav.). Quant à
Pro-A, dispositif de reconversion ou de promotion par alternance, il permet au salarié de changer de métier ou de profession, ou de bénéficier d’une promotion sociale ou professionnelle par des actions de formation ou permettant de faire valider des acquis de l’expérience (art.
L. 6324-1 et s. du C. trav.).
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