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Deux ans après, les mêmes faits se reproduisent, sans que l’État français ait pris la moindre mesure pour assurer la libre circulation des fraises espagnoles malgré le caractère identifiable de la période pendant laquelle ces fruits sont importés en France, et alors que la Cour de justice a condamné la France en manquement à l’issue de la première affaire. La Commission demande qu’une amende soit prononcée. La Cour peut-elle envisager de condamner la France, en plus, à une astreinte ?