L'accès aux professions commerciales est régi par le principe est de la liberté du commerce et de l'industrie, principe à valeur constitutionnelle. Toutefois, le principe de liberté n'exclut pas tout encadrement. Il est vrai que l'exercice des professions commerciales tant sous forme individuelle que sociétaire comportant quelques risques, le législateur est venu encadrer l'activité commerciale et poser des conditions d'accès aux professions commerciales.
Section 1. La Liberté du commerce et de l'industrie
Toute personne a le droit de faire le commerce en se conformant aux lois qui en règlent l'exercice. Cette liberté a été affirmée à la Révolution notamment l'article 7 du Décret d'Allarde dispose :
Tx.« Il sera libre à toute personne de faire tel négoce ou d'exercer telle profession, art ou métier qu'elle trouvera bon, sous la seule réserve d'observer les règlements de police. »
La loi Le Chapelier a, quant à elle, libéré l'accès aux professions et elle a, par la même, facilité leur exercice en les libérant du carcan des corporations et autres jurandes.
La liberté du commerce et de l'industrie est non seulement un principe législatif, mais c'est aussi un principe général du droit qui a valeur constitutionnelle, si bien que le législateur ne saurait y porter atteinte en prenant des mesures contraires au caractère libéral de l'économie. Cependant, ce principe ne saurait être absolu. Le Législateur dispose de marges de manœuvre qu'il exerce sous le contrôle du Conseil constitutionnel. Il ressort de la jurisprudence du Conseil constitutionnel que le législateur peut apporter à cette liberté des limitations liées à des exigences constitutionnelles ou justifiées par l'intérêt général, à la condition qu'il n'en résulte pas d'atteintes disproportionnées au regard de l'objectif poursuivi (Cons. const., déc. n° 2014-373 QPC du 4 avr. 2014, Droit social 2015, p. 497, note Ch. Radé).
Les restrictions à la liberté du commerce et de l'industrie qui ne sauraient en conséquence qu'émaner du législateur, peuvent notamment être liées à la personne qui entend exercer le commerce.