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Introduction : Exercices de lecture

Exercice 1 :

Veuillez lire texte suivant et identifier l’auteur de celui-ci ainsi que son courant de pensée.

L'arrêt de développement, et l'état épileptoïde peuvent très-bien concilier la maladie avec l'atavisme, qui malgré la maladie, ou plutôt d'accord avec elle, reste un des caractères les plus constants du criminel-né. Quiconque a parcouru ce livre aura pu se convaincre que le plus grand nombre des caractères de l'homme sauvage se retrouvent chez le malfaiteur. Tels seraient, par exemple, la rareté des poils, l'étroitesse du front, le développement exagéré des sinus frontaux, la fréquence plus grande des sutures médio-frontales, de la fossette occipitale moyenne, des os wormiens, surtout des épactaux, les synostoses précoces, particulièrement au front, la saillie de la ligne arcuée du temporal , la simplicité des sutures, l'épaisseur plus grande de la boîte du crâne, le développement disproportionné des mâchoires et des pommettes, le prognathisme, l'obliquité et la capacité plus grande de l'orbite et de l'aire du trou occipital ; la prééminence de la face sur le crâne, parallèle à celle des sens sur l'intelligence, la peau plus brune, les cheveux plus épais et hérissés, les oreilles à anse ou charnues, les bras plus longs, les cheveux plus noirs, le visage glabre chez les hommes, la pélurie du front, une plus grande acuité visuelle , la sensibilité considérablement diminuée (d'où résultent la disvulnérabililé, et ensuite un poids plus grand et une plus grande longévité), l'absence de réaction vasculaire, la précocité qui est un des caractères essentiels du sauvage , une plus grande analogie entre les deux sexes, et une uniformité de physionomie plus grande, le mancinisme, l'incorrigibilité plus grande chez la femme, la sensibilité physique peu prononcée, la complète insensibilité morale et affective, la paresse, le manque absolu de remords, l'imprévoyance, qui ressemble parfois à du courage, et le courage qui alterne avec la lâcheté, une extrême vanité, la passion du sang, du jeu, des alcools ou de ce qui peut les remplacer, les passions aussi promptes à disparaître qu'elles ont été violentes, un esprit très-superstitieux, une susceptibilité exagérée du moi et enfin la conception toute relative de la divinité et de la morale

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Ce texte est un extrait de l’ouvrage L’homme criminel. Étude anthropologique et psychiatrique écrit par Cesare Lombroso. On repère immédiatement dans le texte des éléments qui mettent en valeur l’approche scientifique du crime du courant positiviste. Le recours à l’approche anthropologique, biologique et les précisions de la forme du crâne permettent de s’orienter plus particulièrement vers Cesare Lombroso qui a théorisé ce qui constituait, selon lui, le « criminel-né ».

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Exercice 2 :
Veuillez lire texte suivant et identifier l’auteur de celui-ci ainsi que son courant de pensée.

Des vérités exposées jusqu’ici il suit évidemment que le but des peines n’est, ni de tourmenter ou d’affliger un être sensible, ni d’empêcher qu’un crime déjà commis ne le soit effectivement. Cette inutile cruauté, funeste instrument de la fureur et du fanatisme ou de la faiblesse des tyrans, pourrait-elle être adoptée par un corps politique, qui, loin d’agir par passion, n’a pour objets que de réprimer celles des hommes ? Croirait-on que les cris d’un malheureux rappellent du passé qui ne revient plus, une action déjà commise ? Non, le but des châtiments n’est autre que d’empêcher le coupable de nuire encore à la société et de détourner ses concitoyens de tenter des crimes semblables. Parmi les peines et la manière de les infliger, il faut donc choisir celle qui, proportion gardée, doit faire l’impression la plus efficace et la plus durable sur l’esprit des hommes et la moins cruelle sur le criminel.

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Ce texte est un extrait de l’ouvrage Des délits et des peines de Cesare Beccaria.

On voit dans la première phrase le rejet de l’approche rétributive de la peine. Cette dernière doit être utile (le mot utile n’est pas employé dans l’extrait) à la fois dans la prévention spéciale (« empêcher le coupable de nuire encore à la société ») et la prévention générale (« détourner ses concitoyens de tenter des crimes semblables »).

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