Les deux premiers points de l'étude sont très classiques puisqu'il s'agit d'étudier, d'une part la déclaration des résultats (section 1), et d'autre part le calcul et le paiement de l'impôt (section 2).
La dernière partie est plus originale dans la mesure ou elle intéresse les déficits. La société soumise à l'IS étant fiscalement « opaque », ses déficits ne remontent pas aux associés mais peuvent être reportés « en avant » sur ses bénéfices futurs ou « en arrière » sur ses bénéfices anciens (section 3).
Section 1 : La déclaration fiscale
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Calendrier
| La société doit souscrire chaque année une déclaration de résultats dans les trois mois de la clôture de l'exercice. Pour les sociétés qui clôturent leur exercice comptable le 31 décembre, ou si aucun exercice comptable n'a été clôturé au cours de l'année, la déclaration doit être faite au plus tard le 2ème jour ouvré suivant le 1er mai de l'année suivante. La déclaration de résultats est adressée à l'inspection des impôts du lieu de son principal établissement. L'administration peut toutefois y substituer soit le lieu de direction effective de l'entreprise, soit celui de son siège social (CGI, art. 218 A), y compris si la société dispose d'un établissement principal ailleurs (CE, 30 septembre 2002, n° 213847, « SA Catef », RJF 12/02, n° 1365). |
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Forme de la déclaration
| Depuis 2013, toutes les entreprises soumises à l'IS doivent déclarer leurs résultats par voie électronique (et non plus seulement les grosses entreprises). Le non-respect de l'obligation de télédéclaration des résultats entraîne l'application d'une majoration de 0,2 % du montant des droits (CGI, art. 1738). Cette pénalité est cumulable avec celle prévue au cas de non-paiement de l'IS par télérèglement (V. infra, Bofip, BOI-REC-PRO-10-30-10, n° 10).
La déclaration de résultat prend la forme d'un imprimé fiscal n° 2065 accompagné d'un ensemble de tableaux (« liasse fiscale ») et d'une déclaration des frais généraux (imprimé n° 2067). |
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Contenu de la déclaration
| Le contenu de la liasse fiscale varie selon le régime fiscal de la société, « réel-normal » (imprimés n° 2050 à 2059-G), ou « réel-simplifié » (imprimés n° 2033 à 2033-G). Dans la liasse fiscale, on trouve notamment : le bilan, le compte de résultat, les tableaux des amortissements et des provisions, des rectifications extra-comptables, la liste des filiales ou des participations, la composition du capital social, etc. En plus des imprimés fiscaux, la déclaration doit contenir les comptes rendus des délibérations du conseil d'administration ou de l'assemblée générale (mais seulement lorsqu'ils intéressent les distributions de bénéfices), ainsi qu'un état de répartition des bénéfices. Dans tous les cas, il faudra aussi y adjoindre les documents nécessaires aux déductions et réductions fiscales (relevé des frais généraux, justificatifs des crédits d'impôts, etc.). |