La dette dite « sociale » correspond au financement des déficits cumulés par les différents organismes de protection sociale, parmi lesquels principalement les déficits des différentes branches du régime général ainsi que du Fonds de solidarité vieillesse (FSV).
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La « dette sociale » est constituée de trois sous-ensembles :
- La dette reprise par la a Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES) et correspondant aux déficits cumulés par les régimes obligatoires de base et par le Fonds de Solidarité Viellesse (FSV) ;
- La dette à court terme portée par l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS) et qui n'est pas reprise par la CADES ;
- La dette de l'assurance chômage et des régimes de retraite complèmentaires obligatoires.
Depuis la loi organique n° du 2 août 2005 sur les lois de financement de la sécurité sociale (LFSS), chaque nouveau transfert de charges à la CADES doit s’accompagner d’une augmentation de ses recettes. Il s’agit de s’assurer de l’extinction programmée de la dette sociale (section 2).
Cela étant, la dette portée par la CADES ne représente pas l’intégralité de la dette de la Sécurité sociale. En effet, l’ACOSS - devenue Urssaf Caisse Nationale en 2021 - reste un financeur des déficits sociaux (section 3). Cette dette laissée à l’ACOSS est financée par le recours à des emprunts à court terme, qui devraient en principe ne servir qu’à des décalages ponctuels de trésorerie entre les recettes et les dépenses.
Section 1. Une Caisse dédiée à l’amortissement de la « dette sociale »
§1. La reprise par la CADES d’une partie des déficits cumulés
A. La Sécurité sociale face à ses déficits
A partir du premier choc pétrolier (1973), la progression des recettes de la Sécurité sociale essentiellement assises sur la masse salariale n’a plus correspondu au rythme de croissance des dépenses assumées par la Sécurité sociale.
Malgré les tentatives pour augmenter les recettes (hausse des cotisations ou affectation de ressources fiscales) ou limiter la progression des dépenses, la Sécurité sociale s’est trouvée confrontée à des déficits. L’ACOSS devait alors trouver les moyens de refinancer ces déficits.
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En vertu des articles L. 221-1, L. 222-1, L. 222-3 et L. 223-5 du Code de la Sécurité sociale, chaque Caisse nationale de Sécurité sociale veille à l'équilibre financier de sa branche. La CNAM veille à l'équilibre financier de la branche Maladie et de la branche AT-MP. Reste que, selon l’article L. 225-1, l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (ACOSS) est chargée d’assurer la gestion commune de la trésorerie des différentes branches gérées par la Caisse nationale des allocations familiales, par la Caisse nationale de l’assurance maladie et par la caisse nationale d'assurance vieillesse des travailleurs salariés. La trésorerie de chacune des branches du régime général est individualisée par un suivi permanent en prévision et en réalisation comptable.
Il résulte de ces dispositions que l'ACOSS n'a recours à l'emprunt que lorsque les disponibilités, c'est-à-dire la trésorerie des trois branches, sont épuisées.
Confrontée à ces besoins de trésorerie, l’ACOSS se tourne vers deux partenaires : d’une part, le Trésor public qui lui consent des avance à très court terme au moyen d’un compte spécial, d’autre part, la Caisse des dépôts et consignations qui lui accorde des « prêts-relais ».
Fin 1995, l’ACOSS a eu recours à trois prêts de la Caisse des dépôts et consignations d’un montant total de 137 milliards de francs, qui ont permis un rétablissement précaire de sa trésorerie à 17,5 milliards de francs au 1er janvier 1996. Les prêts consentis à l’ACOSS font peser sur cette dernière d’importants frais financiers pour la Sécurité sociale, plus de 8 milliards d’intérêts pour l’année 1996.
Or, l’ACOSS n’a pas vocation à couvrir le refinancement d’un déficit structurel.
A l’automne 1995, Alain Juppé a engagé la responsabilité de son Gouvernement sur un vaste plan de réforme de la Sécurité sociale. Il s’agissait à court terme de rétablir une situation financière saine et à long terme d’opérer des réformes structurelles de la Sécurité sociale. La révision constitutionnelle du 22 janvier 1996 a instauré les lois de financement de la Sécurité sociale qui permettent au Parlement de débattre puis de voter les enjeux financiers de la Sécurité sociale (cf. leçon n° 2).
Le Gouvernement a également pris deux séries d’ordonnances.
En janvier 1996, deux ordonnances portaient directement refinancement de la Sécurité sociale : la première était consacrée au traitement de la dette, par la création de la CADES, la seconde à (retraites, maladie et famille).
Par la suite, en avril 1996, trois autres ordonnances ont réformé le fonctionnement des institutions, régimes et branches, ont redéfini et ont développé la maîtrise des dépenses de médecine de ville.
La création de la CADES et l’affectation de nouvelles à la Sécurité sociale, s’inscrivent donc dans une dynamique de refondation complète du système de la Sécurité sociale.
B. Une structure ad hoc
La caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES) a été créée par l’ordonnance n° du 24 janvier 1996 afin d’apurer les dettes de la Sécurité sociale.
La CADES est un établissement public national à caractère administratif, placé sous la tutelle du ministre chargé de l'économie et des finances et du ministre chargé de la Sécurité sociale. Son conseil d’administration comprend des représentants des ministres de tutelle, des partenaires sociaux membres des conseils d’administration des caisses nationales de Sécurité sociale ainsi qu’à un représentant membre du conseil de surveillance du fonds de réserve pour les retraites (FRR).
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Le conseil d’administration est assisté d’un comité de surveillance composé de membres du Parlement, des présidents des caisses nationales de Sécurité sociale, du secrétaire général de la commission des comptes de la Sécurité sociale et de représentants de l’État. Le comité de surveillance émet un avis sur le rapport annuel d’activité de la CADES et peut être consulté sur toute question par le conseil d’administration.
D’abord, compte tenu du niveau d’endettement déjà élevé de l’Etat, il n’était plus possible de continuer à lui transférer des dettes issues des déficits de la Sécurité sociale. Avec la CADES, la dette sociale est traitée de façon distincte de celle de l’État. Il appartient à la Sécurité sociale de faire face à ses propres déficits l'évolution et à l’amortissement de sa dette qui sont, depuis la révision constitutionnelle du 22 février 1996, identifiés dans la loi de financement de la Sécurité sociale.
Par ailleurs, les emprunts réalisés par l’État peuvent servir à financer des dépenses d’investissement qui représentent un capital, donc un élément qui enrichit le patrimoine national. A contrario, les prestations sociales sont souvent analysées comme de simples dépenses de « fonctionnement » dans la mesure où leur versement ne crée pas de richesse pour la Sécurité sociale. Ce point de vue peut être nuancé dans la mesure où à défaut d’enrichir directement et immédiatement le patrimoine de la Sécurité sociale, les dépenses de la Sécurité sociale sont un investissement pour l’avenir en ce qu’elles soutiennent la santé des travailleurs, la natalité, la consommation des retraités… Quoiqu’il en soit, il est apparu nécessaire que ces dépenses ne pèsent pas sur les générations futures et que leur amortissement se fasse sur une période de temps limitée à l’aide d’une ressource spécifique, la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS).
Les titres financiers que l’ACOSS émet sur les marchés financiers sont limités à un an (art. L. 139-3 du CSS), l’obligeant à rembourser et à se refinancer dans des délais courts. La dette portée par l’ACOSS est ainsi en permanence refinancée par de nouveaux emprunts ce qui l’expose à des variations de taux d’intérêts. Il est alors apparu nécessaire de cesser de faire peser la dette de la Sécurité sociale sur la seule trésorerie de l’ACOSS.
Enfin, la création d’une structure distincte de l’ACOSS et transitoire montre la volonté de ne pas faire de l’endettement, et donc du déficit, une situation pérenne. Dans le cadre du plan Juppé, le passé devait être soldé par la CADES tandis que les mesures prises devaient permettre d’éviter que ne se reproduisent de nouveaux déficits.
C. Les missions initiales confiées à la CADES
- d’apurer la dette de l’Agence centrale des organismes de Sécurité sociale à l’égard de la Caisse des dépôts et consignations constatée au 31 décembre 1995, correspondant au financement des déficits accumulés au 31 décembre 1995 par le régime général de Sécurité sociale et à celui de son déficit prévisionnel de l’exercice 1996, soit 137 milliards de francs (21 Md€) ;
- de prendre en charge les déficits 1995 et 1996 de la caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs non salariés des professions non agricoles (CANAM) en lui versant, au cours l’année 1996, 3 milliards de francs (0,45 Md€) ;
- de verser chaque année au budget général de l’Etat une somme de 12,5 milliards de francs (1,9 Md€). Ces versements correspondent à l’emprunt contracté par l’Etat en 1993 afin de couvrir, pour partie, les dettes cumulées du régime général de Sécurité sociale.
§2. Les instruments de la CADES
Pour remplir les obligations résultant de ses missions, la Caisse d’amortissement de la dette sociale est habilitée à contracter des emprunts sur les marchés financiers qu’elle rembourse progressivement au moyen de ressources qui lui sont affectées.
- la minimisation du coût des financements de la CADES, à travers notamment la priorité donnée au financement de marché ;
- le recours à une grande diversité d’instruments et de marchés, compte tenu notamment de l’importance des opérations : les financements en devises peuvent à cet égard offrir des opportunités de financement très attractives et permettent d’alléger la pression exercée sur les marchés libellés en euro ;
- le positionnement de la signature de la CADES parmi les meilleures signatures souveraines ou quasi-souveraines.
Les ressources propres de la CADES lui permettent ainsi d’une part de payer les intérêts dus sur la dette reprise et, d’autre part, d’amortir progressivement le principal. Comme nous le verrons plus loin, chaque année la CADES doit remplir un objectif d’amortissement de la dette sociale fixé en loi de financement de la Sécurité sociale. L’ambition de la CADES est bien sûr d’augmenter le ratio dette amortie/recettes perçues.
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2011
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2012
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2013
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2014
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2015
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2016
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2017
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2018
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2019
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2020
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2021
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2022
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2023
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2024
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| Montant des ressources affectées (en Md€) |
15,5
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16,0
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15,8
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16,0
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16,5
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16,8
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17,2
|
17,7
|
18,3
|
17,6
|
19
|
20,2
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21,1
|
19,3
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| Intérêts versés par la CADES (en Md€) |
3,8
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4,1
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3,4
|
3,2
|
2,7
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2,3
|
2,2
|
2,2
|
2,0
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1,5
|
1,2
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1,3
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2,8
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3,4
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| Montant de la dette amortie (en Md€) |
11,7
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11,9
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12,4
|
12,7
|
13,5
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14,4
|
15,0
|
15,4
|
16,2
|
16,1
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17,8
|
19
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18,3
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15,9
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| Dette amortie/ressources affectées (en %) |
75,5
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74,7
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78,5
|
79,4
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81,8
|
85,7
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87,2
|
87,0
|
88,5
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91,4
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93,7
|
94,1
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86,9
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82,4
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Selon l'article 6 de l'ordonnance du 24 janvier 1996 relative au remboursement de la dette sociale, la CADES bénéficie actuellement des ressources suivantes :
- le produit de la CRDS dont le taux est de 0,5 % ;
- 0,60 point de la CSG sur les revenus du patrimoine, les revenus de placement, les revenus d'activités et les revenus de remplacement ;
- 0,30 point de la CSG sur revenus tirés des jeux ;
- 2,1 milliards d’euros versés chaque année par le FRR jusqu’en 2024.
L’ordonnance n° du 24 janvier 1996 relative au remboursement de la dette sociale a créé une « contribution au remboursement de la dette sociale » (CRDS) affectée à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES).
La CRDS appartient, comme la contribution sociale généralisée (CSG) à la catégorie des « impositions de toute nature », au sens de l’article 34 de la Constitution ().
La CRDS correspond à cinq contributions couvrant différentes catégories de revenus : activité et remplacement, patrimoine, placement, jeux, ventes de métaux et objets précieux.
La CRDS englobe la quasi-totalité des revenus des personnes physiques. Son assiette est plus large que celle de la contribution sociale généralisée (CSG).
Les exonérations concernent essentiellement les minima sociaux et certaines allocations de solidarité, ce qui comprend principalement, lorsqu’elles ne sont pas imposables, les allocations de chômage et de préretraite, les pensions d'invalidité et de retraite. La loi du 13 août 2004 a élargi l’assiette de calcul de 95 à 97 % des salaires bruts et des allocations chômage. La Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2012 l’a étendue à 98,25 %.
La Contribution Sociale Généralisée (CSG) a été créée par la loi de loi de finances pour 1991 (cf. leçon n° 5). Jusqu’en 2008, la CSG était répartie entre le Fonds de Solidarité Vieillesse, la Caisse nationale des allocations familiales, les régimes de base d’assurance maladie et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie.
Comme nous le verrons plus loin, en contrepartie de la dette de 27 milliards d’euros reprise par la CADES, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2009 a affecté à la CADES 0,2 point de CSG prélevé sur les recettes du FSV.
La loi n° de financement de la Sécurité sociale pour 2011 a complété les ressources de la CADES par une fraction de 0,28 point de CSG portant ainsi la CSG attribuée à la CADES à 0,48 point.
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2011 avait également affecté à la CADES 1,3 % du prélèvement social sur les revenus du capital et les produits de placement.
L’article 24 de la loi n° de financement de la sécurité sociale pour 2016 a procédé à une redéfinition des mécanismes d’affectation des prélèvements sociaux pesant sur le capital. Dès lors, depuis le 1er janvier 2016, la CADES ne dispose plus de la fraction de la fraction de 1,3 % du prélèvement social sur les revenus du capital qui lui était jusque là affectée mais bénéficie de 0,6 point de CSG contre 0,48 point auparavant.
La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2011 prévoit un versement annuel du Fonds de Réserves pour les Retraites de 2,1 Md€ de 2011 à 2024 soit un versement total de 29,4 milliards d’euros.
Enfin, la loi n° du 7 août 2020 relative à la dette sociale et à l’autonomie prévoit qu’à partir du 1er janvier 2024, la CADES ne disposera plus que de 0,45 point de CSG sur les revenus d’activités, de remplacement et du capital tandis qu’une fraction supplémentaire de 0,15 point de CSG sera transférée à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).
Par ailleurs, est pérennisée la contribution du Fonds de Réserve pour les Retraites à la CADES puisqu’à compter de 2025, le fonds versera chaque année à CADES 1,45 Md€. Il s’agit d’accompagner la prolongation de la durée d’amortissement de la dette portée par la CADES.
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Ressources
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2023
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2024
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2025
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| CSG (en point) | 0,6 | 0,45 | 0,45 |
| CRDS (en point) | 0,5 | 0,5 | 0,5 |
| FRR (en Md€) | 2,1 | 2,1 | 1,45 |