Alain Lebot vient vous voir pour vous exposer cinq problèmes. Son neveu, dénommé Alfred, a été victime d’un accident de la circulation alors qu’il marchait le long d’une route. Il est renversé et conduit à l’hôpital, il subit sept transfusions sanguines. Cinq ans après, à l’occasion d’un examen de routine, Alfred apprend qu’il est contaminé par le virus du SIDA. Il souhaiterait agir contre la conductrice auteur de l’accident, Fernande Lelonbec. Mademoiselle Lelonbec fait valoir que, si elle a renversé Alfred, les transfusions sanguines ne sont pas dues à cet accident mais au fait que l’ambulance, qui transportait Alfred du lieu de l’accident à Melun, s’est renversée dans le fossé. Elle prétend partager toute indemnisation avec le conduction de l’ambulance, Simon Ballandar.
Alain faisait du vélo en survêtement blanc dans le bois de Vincennes quand un groupe de quatre chasseurs, le confondant avec un lapin, tirent simultanément sur lui. Il s’en tire plutôt bien avec des douleurs dans le dos, mais entend solliciter une indemnisation pour ses souffrances. Les chasseurs invoquent la force majeure : d’une part, Alain circulait dans une partie du bois de Vincennes interdite à la circulation des cyclistes et réservée à la chasse ; d’autre part, ils ont été aveuglés par un rayon de soleil au moment de faire feu. Les chasseurs entendent aussi limiter leur responsabilité au motif que, en raison de la pratique intensive de la natation, Alain avait le dos fragile, ce qui l’avait notamment conduit à arrêter toute compétition en ce domaine.